Voilà quelques mois que ce blog existe, et c’est un réel plaisir de savoir que mes articles ont apporté de la valeur à mes lecteurs. Voici aujourd’hui une excellente opportunité pour moi de me retourner pour voir le chemin que j’ai parcouru pour devenir entrepreneur. Un moment pour prendre du recul et partager avec vous ce que j’en ai retiré. Je pense personnellement que j’ai bien plus appris de ses erreurs que de mes réussites, de ce fait, je vous partagerai donc les 4 et demi de plus grandes erreurs que j’ai commises.

Note : Cet article est dans le cadre de l’événement inter-blogueurs : “Devenir Entrepreneur” proposé par Olivier Clemence, sur son blog “Réussir son ecommerce“.

 

Commençons tout d’abord avec le fait que…

1 – « J’ai toujours voulu tout faire tout seul »

… sous le couvert de devenir entrepreneur indépendant !

IndépendantEh oui, je fais partie de ces personnes qui souhaitent tout faire toute seule. L’inconvénient, c’est qu’en tant qu’entrepreneur, ou même en tant qu’Homme, mon temps et mes connaissances sont limitées. Quelque soit ce que je fais, je ne peux pas avoir plus de temps chaque jour, 24 heures. Cela m’a souvent procuré un sentiment de honte, car je voulais me prouver, à moi-même, que j’étais « capable », que j’étais indépendant ! … ou plutôt que je n’avais pas dépendant de l’aide des autres. Terrible erreur… Même sur le web où tout semble à porter de main (outils, articles, vidéos, logiciels), certaines choses ne peuvent être faites correctement que pas des personnes qui maitrisent leur sujet. Et il était arrogant pour moi de croire que je pouvais tout faire tout seul. C’est d’ailleurs un point que je traite dans mon résumé sur livre : Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent, écrit pas Stephen R. Covey.

J’ai régulièrement été contraint de poser le genoux à terre à cause de cela :

  • mon activité stagnait
  • mon réseau se tarissait
  • ma valeur n’était pas reconnue
  • les résultats n’étaient pas au rendez-vous
  • et j’en passe…

Au lieu d’aller demander de l’aide à des personnes plus expérimentées, j’ai préféré garder la tête haute ; et avancer… Le problème, c’est que c’était de plus en plus dur, fatiguant et que j’ai finalement tourné en rond pendant plus d’un an. Pour me retrouver au point de départ, avec pour seul cadeau, une question : « Pourquoi je n’y arrive pas, alors que les autres y arrivent ? »

2 – « J’e n’osais pas demander de l’aide »

Il faut savoir que, même si beaucoup de personnes ne l’admettent pas, il n’est pas toujours bien vu de montrer ses faiblesses. Et que lorsqu’on le fait, certaines personnes ne se rendent pas comptes de l’effort que cela demande. Et le pire, c’est que l’on se serve de cela contre nous. Cela m’étant déjà arrivé par le passé avec des personnes en qui j’avais confiance, j’ai eu du mal à reparler du fait que j’avais besoin d’aide.

Objectifs flousAvec les bonnes personnes, cela sera à l’opposé une preuve de confiance, mais aussi la source de beaucoup de choses positives. Lorsque j’ai finalement pris mon courage à deux mains, pour admettre que j’avais atteint mes limites, voilà ce que m’a demandé une personne d’expérience : « Quelle est trop priorité ? Quel est ton objectif et le meilleur moyen de pour l’atteindre ? »

Silence radio… Je ne savais absolument pas répondre… Mes excuses habituelles me venaient en tête, mais je compris qu’elles ne me sortiraient pas de l’impasse cette fois-ci…

 

3 – « Je n’avais tout simplement pas d’objectif clair »

J’ai eu beau savoir que c’était important (j’écrivais parfois des « souhaits » sur une feuille pour appeler ça des objectifs), mais je savais au fond de moi que cela ne provoquait rien en moi. C’était plus une TODO liste pour être efficace, mais pas productif. Finalement, je ne voulais pas admettre que je ne savais tout simplement pas où aller.

Alice

Cela me rappelle l’histoire d’Alice au pays des merveilles :
Face à plusieurs directions, Alice demande alors au chat : « Par où dois-je aller ? ».
Celui-ci répond : « Où souhaites-tu aller ? »
« Je ne sais pas » rétorqua Alice.
Le chat armé d’un grand sourire conclu « Alors prends n’importe quel chemin ». Et il disparu…

A quoi bon s’entêter à « avancer » lorsque la destination n’est pas définie. Je vois venir certaines personnes (pensant comme moi avant), qu’il y a toujours du bon à voyager, tester, découvrir, attendre du hasard. Mais revenons sur terre… C’est d’ailleurs le point sur lequel insiste tout particulièrement Jim Rohn dans son séminaire disponible : ici sur youtube. Celui-ci m’a beaucoup inspiré et je vous le recommande.

En tant que webmaster, il est intéressant d’utiliser le langage UML dans la création de vos projets. Cela vous permet de clarifier la direction d’un projet, ce qui est parfait pour un site internet.

Si votre objectif est d’obtenir un résultat, celui-ci doit vous être clair. Sinon, où diriger vos actions ? Et quand sauriez-vous si vous progressez ou régressez. Qu’est-ce qui vous motivera quand tout s’effondrera ? Car, oui, voici la troisième erreur…

4 – « J’avais peur de renoncer, d’admettre que j’avais fait une erreur »

Ne jamais renoncerLorsqu’on prend une décision, il est scientifiquement prouvé que l’on trouve des arguments pour se réconforter dans l’idée que l’on a fait un bon choix. D’ailleurs, l’auteur Robert Cialdini en parle dans son livre « Influence et manipulation ». C’est une technique utilisée pour guider forcer une décision afin que les clients se retrouvent bloqués par leurs propres paroles et qu’ils ne puissent plus revenir en arrière, car ils ne veulent pas se contredire en public.

Voilà pourquoi j’ai souvent mis du temps avant de renoncer à des idées qui n’étaient pas bonnes ou non viables. Il me fallait souffrir ou attendre que quelqu’un m’autorise à stopper pour renoncer. Sachant que j’ai beaucoup d’idées et que j’aime tester, j’avais peur que l’on me prenne pour une personne qui ne termine pas les choses qu’elle commence. Finalement, je me suis longtemps emprisonné dans des situations, tout seul, sans l’aide de qui que se sois. Un bon webmaster doit avoir certaines qualités, mais l’on ne peut pas toujours être parfait.

Ce qui m’a aussi amené à commettre une dernière erreur, plus ou moins…

4,5 – « Je n’apprenais pas de mes erreurs »

Je me suis souvent cru supérieur aux autres, en me disant que tout irait bien. Que les problèmes n’arrivaient qu’aux autres. Un peu comme lorsqu’on lit un journal et qu’on entend parler de mésaventure et que le premier réflexe est de dire : « Cela ne m’arriverait jamais à moi »…
C’est exactement ce que je me suis dit après chaque erreur… J’ai dû les reproduire plusieurs fois pour les assimilés. Choses, qui je le reconnais, m’arrivent encore parfois.

 

L’idée, c’est d’avancer, de grandir, mais de le faire correctement pour ne pas se perdre.
Et vous… ? Quelles ont été vos plus grandes prises de conscience ?

  •  
  •  
  •